D’où vient l’ordre des lettres sur un clavier ?

Il n’existe pas de clavier universel ; les anglophones utilisent un clavier « qwerty », selon les six lettres initiales de celui-ci, les germanophones un clavier « quertz » et dans les pays francophones, s’est imposé le clavier « azerty ».

Un ordre pratique et non alphabétique

Pourquoi les touches de nos claviers sont dans cet ordre ?

L’origine de la place des lettres sur un clavier d’ordinateur remonte aux machines à écrire. L’inventeur de cet appareil, Christopher Latham Sholes, s’est aperçu que si les lettres étaient disposées dans l’ordre alphabétique, les marteaux qui viennent taper sur le ruban encreur s’embrouillaient lorsque deux touches voisines étaient frappées trop rapidement. L’écriture était alors beaucoup trop lente, sinon impossible. Il a donc fallu rationaliser la disposition des lettres, pour que les lettres les plus souvent utilisées soient éloignées entre elles sur le clavier. Cela explique également les différents types de claviers, qui sont adaptés au vocabulaire de la langue. En effet, tout le monde n’utilise pas les mêmes lettres ; le français préfère le « e », tandis qu’en espagnol, c’est le « a » qui est le plus sollicité. Le clavier « azerty » a ainsi été inventé au début du XXe siècle.

D’autres essais au cours du temps

Certaines personnes se sont intéressées à la question de l’ergonomie parfaite du clavier d’ordinateur. Sholes lui-même avait remarqué les problèmes de ralentissement de son clavier qwerty, mais Remington, qui commercialisait son invention, était suffisamment content du succès de celle-ci et ne voyait pas le besoin de changer. En 1932, le pédagogue et professeur en psychologie August Dvorak inventa un nouveau clavier, plus ergonomique et plus facile à prendre en main ; il repose sur plusieurs principes : l’utilisation des deux mains, le fait de se servir tout d’abord de la rangée centrale, puis de celle du haut et enfin de celle du bas ainsi que la sollicitation des doigts les plus habiles, qui sont l’index et le majeur. Le système Bépo a lui aussi pour but de rationaliser les mouvements des doigts pour une meilleure efficacité et moins de fatigue. Mais ces tentatives ont avorté, en raison d’une simple théorie : l’impossibilité d’adopter des systèmes supérieurs à ceux qui existent déjà en raison de la seule influence du passé ; pourquoi passer du temps à réapprendre un autre système, si nous avons déjà appris à écrire avec un clavier précis ?

Commentaires