Pourquoi au tennis compte-t-on les points par 15, 30 et 40 ?

C’est au jeu de paume, un jeu français très pratiqué aux XVIe et XVIIe siècles, l’ancêtre du tennis, que remonte l’origine du décompte des points si particulier au tennis. Le tennis lui-même a été créé au XIXe siècle par les Anglais, le terme étant d’ailleurs une déformation du mot français « tenez », que prononçait le joueur en lançant la balle.

Une question de lignes à passer

Initialement, ce sport se jouait sur un grand terrain rectangulaire découpé en deux parties longues de 60 pieds chacune. Sur le sol, parallèlement au filet, étaient dessinées des lignes numérotées 15, 30 et 40. Lorsque le joueur remportait un point au fil du jeu, il s’avançait sur la ligne suivante, se rapprochant ainsi un peu plus du filet. Ces lignes avaient été au début conçues pour progresser de 15 pieds (soit environ 4,5 mètres), mais la ligne 45 avait été estimée trop près du filet, et donc reculée de cinq pieds. Une fois le point 40 remporté, la dernière ligne étant franchie, le joueur ne pouvant progresser plus, il gagnait le jeu, et la partie pouvait continuer.

L’hypothèse des paris d’argent

Une autre hypothèse de l’origine de ce décompte des points tient aux paris d’argents, qui étaient très fréquents durant les rencontres de jeu de Paume. A l’époque, en France, la monnaie était dérivée du système sexagésimal (tenant au nombre 60) ; le « double d’or » équivalait à 60 sous et le « dernier d’or » à 15 sous. Les parieurs avaient ainsi l’habitude de compter les points en valeur monétaire, soit en multiple de 15.

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