Quelle est l’origine de la minute de silence ?

La minute de silence désigne le fait de ne faire aucun bruit pendant soixante secondes, en hommage à une ou plusieurs personnes décédées. Son origine remonte à 1919.

Une minute pour l’armistice de 1918

minute de silence

Pourquoi fait-on une minute de silence ?

La première minute de silence officielle a en effet été suivie le 11 novembre 1919, en France, par le gouvernement de l’époque, alors dirigé par le président de la République Raymond Poincaré. Son objectif était de commémorer le premier anniversaire de l’armistice de la guerre de 14-18. Son sens a été élargi par la loi du 28 février 2012, la minute respectée ce jour-là servant aujourd’hui à rendre hommage à « tous les morts pour la France », qu’ils soient civils ou militaire, d’aujourd’hui ou d’hier.

Une utilisation élargie

Mais l’anniversaire de l’armistice de la Première Guerre Mondiale n’est plus la seule occasion de respecter une minute de silence. Plus généralement, elle permet donc d’adresser des pensées à toutes les victimes d’attentats mais aussi de catastrophes naturelles. Sorte de prière laïque, elle permet à un groupe ou une nation toute entière de se recueillir en même temps et de créer un sentiment d’unité. Lorsque des deuils nationaux ont été décrétés par les autorités, il faut en outre que les drapeaux soient mis en berne sur les bâtiments de l’administration, comme les mairies et les écoles. Les transports peuvent également s’arrêter durant ce court instant, comme ce fut le cas le 8 janvier 2015, après les attentats commis contre Charlie Hebdo.

Une tradition qui a dépassé les frontières

Si la minute de silence a pris naissance en France, elle s’est depuis exportée dans d’autres pays, de manière différente. Ainsi, la durée du recueillement est de deux minutes en Grande-Bretagne (la seconde minute rend en fait hommage aux survivants et le première aux morts) et de trois minutes aux États-Unis, notamment après les attentats du 11 septembre 2001.

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